Unchained Symphony de Moth : l’EP coup de cœur de la rentrée

Unchained Symphony de Moth

Après quelques mois d’inactivité, les coups de cœur reviennent en grande pompe pour la rentrée ! Et cette fois, le cupidon de la musique a envoyé sa flèche sur le duo français qui avait déjà éveillé tous mes sens il y a quelques années, avec leur morceau Igineci et l’EP du même nom sorti en juin 2016, les très brutaux et non moins mélodiques : MOTH. 

C’est après quelques mois sans véritables coups de cœur et après une longue pause festive que je découvre avec joie (et beaucoup de fourmis dans les jambes), il y a 10 jours, le premier morceau de l’EP de MOTH pour Insolent Rave Records, le bien nommé « Unchained Symphony ».

1 – Unchained Symphony

C’est aux premières secondes du premier morceau, ressemblant à un orchestre qui s’accorde, que mon oreille est interpellée. La douce mélodie est rapidement coupée par un bruit strident, qui annonce le début de grosses basses, pour ensuite partir sur un gros morceau d’indus. Le tout toujours rythmé par quelques claps et ce même bruit strident qui revient en boucle. On se prend alors d’une envie violente de taper du pied pendant 4 minutes non-stop, avant de s’arrêter sur un break… pour récupérer son souffle sur la délicate mélodie de l’intro, avant de faire monter la pression une dernière fois pour terminer sur des basses bien grasses. 

2 – Need Another Painkiller

C’est dans un parfait enchaînement que commence le second morceau de cet EP de 4 morceaux : Need Another Painkiller. Tout aussi brutal que le premier, un vocal vient rapidement se poser sur les sombres basses de Moth. Le rythme semble plus rapide, un rythme effréné qui ne laisse pas de répit à son auditeur. Un vrai régal. Même concept que dans le premier morceau, un break casse le rythme acharné à la 4ème minute, avant de laisser place une nouvelle fois au vocal « I need a painkiller », qui annonce une reprise plus agressive encore que le début du morceau. Ferme les yeux, tu es bien dans un hangar parisien. Terminé, le morceau me rappelle le style des artistes de Molekül : une signature finalement bien française. 

 

3 – Paris Suburb Rules

Le troisième morceau, « Paris Suburb Rules », commence sur une alarme assez angoissante et un vocal féminin qui t’invite chaleureusement dans les abîmes de la capitale française, en s’adressant directement à toi, auditeur : « It’s amazing to meet you ». Le rythme est plus doux, les basses moins agressives mais sourdes. Les sonorités du morceau rappellent alors presque de la drum’n’bass lente, mais la douceur est de courte durée puisque à la deuxième minute on retrouve à nouveau un rythme rapide et saccadé. Un vocal masculin, plutôt suave, arrive à son tour. Mais ça, c’est avant de repartir sur un son tribal, véritable caractéristique du morceau. 

4 – Overriding Feelings 

Le début du 4ème morceau, est lui aussi plutôt angoissant, très sombre. Les claps, élément majeur de « Overriding Feelings », viennent vite rythmer la musique, avec une sonorité aiguë. C’est rapide, ça galope. Les sons rassemblés ici en un seul morceau me font penser au parfait mélange de ce que l’on écoute dans les enceintes bétonnées cette année et des sonorités plus 90’s, plus dansantes. Une réussite qui, lorsqu’elle se termine, te laisse seul (e ) avec un silence presque assourdissant.

Bref, c’est une réussite, qui, si ce n’est déjà fait, est à écouter sans tarder !

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