TU TE SOUVIENS DU FESTIVAL PANORAMAS ?

Juliette : Hé Oriane, tu te souviens du Festival Panoramas ?

Oriane : Oui et je me souviens surtout du moment où on a reçu nos accréditations et qu’on est devenues dingues ! C’était notre première et on s’est promis de faire un bel article ! On l’attendait depuis tellement longtemps.

Juliette : Oh mais oui ! Mais le plus drôle c’était le jour du départ. On a quand même failli rester à Paris jusqu’au dernier moment !

Oriane : Olalaaa, cette putain de caution que tu ne pouvais pas payer car ta CB s’était fait avaler la veille ! À l’heure où essayait encore de régler ces problèmes on était supposées être sur la route,  toutes guillerettes !

Juliette : Exactement au moment où je me tapais un sprint dans tout Paris pour récupérer mon autre CB, en annonçant aux covoits qu’on allait peut-être pas partir…

Oriane : Heureusement que tout s’est bien passé ! Et ça n’a même pas entaché notre bonne humeur ! On était limite encore plus contentes d’y aller.

Juliette : C’est clair, j’étais même un peu trop excitée et j’ai failli nous planter deux fois de suite sur le trajet de l’horreur.

Oriane : Tout ça pour finir ensuite par galérer deux heures en cherchant  l’entrée du parking presse. On peut dire qu’on l’a bien mérité ce festival !

UNE SACRÉ JOLIE RÉCOMPENSE

Juliette : Je me souviens que, quand on est arrivées au camping, tous les festivaliers étaient torchés depuis longtemps. Avec la fatigue je me suis même demandé ce que je foutais là. Et ce périple de la tente à monter dans la nuit entre deux campements car tout le monde était déjà installé depuis longtemps. C’était drôle, mais sur le moment je rigolais pas trop.

Oriane : Tu m’étonnes, t’étais vener d’ailleurs. Heureusement une demi-heure plus tard, je t’ai retrouvée comme d’habitude, au garde à vous prête à taper du pied toute la nuit avec moi.

Juliette : Oh oui, surtout à la scène cachée qui, finalement, ne l’était pas tellement. Et tu te souviens, avant de la trouver, on est tombées sur un mec drôle qui nous a dit que « chier dans une boîte aux lettres, c’était une chose à faire avant de mourir », tout en précisant « moi, je l’ai déjà fait ».

Oriane : Merveilleuse personne ! C’était pas le seul qui en tenait une couche, mais on va garder un peu de suspens pour la suite de l’article. Parlons plutôt de La Fraîcheur qui, à ce moment-là envoyait la sauce sur la scène cachée.

Juliette : Oui je me souviens, on dansait frénétiquement et pour une fois tous les gens, mais absolument tous les gens de la salle étaient dans le même état. J’ai trouvé ça beau. C’était même la scène Skoll et il y avait du vijing trop cool au-dessus de nos têtes !

Oriane : D’ailleurs, de manière générale, le festival était vraiment bien foutu et bien décoré. C’était un plaisir de s’y promener autant à l’extérieur que dans les salles.

Juliette : Oui, moi ce que j’ai adoré, c’est toutes les palettes au milieu entre toutes les scènes, une sorte de lieu de rencontre hyper accueillant. D’ailleurs on a été très bien reçues à Morlaix. Les gens sont tellement pas prise de tête.

Oriane : C’est vrai, et on l’a ressenti quand on dansait. C’est agréable quand personne ne te colle ou te tombe dessus comme ça arrive si souvent.

Juliette : Par contre, je me souviens assez mal du set de Boris Brechja. En revanche, pour une fois Amélie Lens m’a plutôt agréablement surprise !

Oriane : Oui, comme je l’ai répété toute la soirée, elle m’a réconcilié avec elle-même. Son set du Fcknye m’avait particulièrement déçue, après ça je n’étais pas très chaude pour aller la voir. J’ai bien fait de ne pas suivre mon instinct.

Juliette : Non c’est clair, pour une fois elle envoyait de l’Acid de qualité, je crois me souvenir que quand ça s’est arrêté on s’est même regardées, étonnées : « déjà ?! ».

Oriane : Mais ce retour vers le camping, un peu claquées après cette longue journée, a prolongé le spectacle quelques instants. Les gens n’étaient, il faut le reconnaître, pas très frais.

Juliette : Oui, surtout le mec qui marchait tout seul et l’air hagard en balbutiant des mots étranges « et… à ce moment là… ils étaient en train de se demander… si ils étaient responsives ». 

Oriane : Et qu’est-ce que tu m’as fait rire dans les douches du camping. Tout le monde essayait de rentrer, pendant que tu te séchais en dehors de la cabine. Je pense que la vision de toi, avec un collant sur la tête et un haut beige (qui laissait penser de loin que tu étais à poil) a du en fait marrer plus d’un. Tu avais l’air d’un enfant Kodak.

Juliette : Oui je me souviens que je suis sortie pour fermer la porte des douches en leur criant dessus d’un air vraiment pas commode. Mais j’étais pas tellement mieux le lendemain.

LE MEILLEUR SAMEDI DE L’ANNÉE

Oriane : Ma première vision de la journée c’était toi, la tête enfarinée, en train d’essayer d’ouvrir la tente (opaque) et de cracher comme un vampire à la vue du soleil. Sinon, on est quand même restées de notre réveil (environ midi), jusqu’au début du festival, dans le camping à discuter et boire des bières avec nos sympathiques voisins de camping. Il faisait tellement beau, c’était l’extase !

Juliette : Oh oui, ces étudiants de Toulouse et de Bretagne, qui étaient tellement peace et drôles. Ils nous ont offert un divertissant spectacle. Surtout l’un d’entre eux… M !

Oriane : Ouais, je sais vraiment pas ce qu’il y avait de plus marrant dans tout ce qu’il a fait. Entre le moment où il a croqué dans son saucisson entier, le moment où il est tombé raide comme un piquet sur sa tente 2 secondes et qu’il l’a écrasée, celui où il a dit « j’ai trop mal au jean », ou quand il a attaché les lacets de ma chaussure à un sac poubelle avec le plus grand sérieux.

Juliette : Où encore le moment où il a dessiné en précisant que lui aussi était illustrateur. Et M (un autre), le mec trop sympa qui est resté avec nous vraiment tout l’après-midi. Il n’a même pas bronché quand je lui ai jeté sa cigarette à la gueule après avoir tiré une taffe, me rappelant que j’avais arrêté de fumer depuis deux semaines.

© M, le plus grand artiste du Panoramas festival

Oriane : Il faut dire que le mélange bière + soleil + fatigue avait déjà bien entamé notre conscience.

Juliette : Ouais, on vivait à l’heure bretonne quoi (Parole de Normande) !

Oriane : À un moment il a quand même fallu qu’on bouge vers la voiture pour continuer l’apéro. Dans le coffre, entre le chapiteau et un rassemblement de punks à chien, on était pas mal pour boire un verre. Et on s’est dirigées vers le festival presque direct à l’ouverture, avec Romulus.

Juliette : Oui, c’était surement le seul mini hic de mon week-end… Ne pas profiter du super soleil qui se couchait, vu qu’il jouait dans une salle couverte. Je ne le connaissais pas et il faut dire qu’il m’a vite fait oublier cette frustration.

Oriane : Yes, c’était hyper cool. Soft, exactement ce dont on avait besoin pour commencer. En même temps il était seulement 22 heures. Et puis ça nous a donné juste ce qu’il faut de motivation pour ensuite aller nous défouler en compagnie d’Anetha.

Juliette : Oh oui, je me souviens que j’étais sacrément déchirée à l’idée de choisir entre elle et I Hate Models. Elle a tellement envoyé du pâté que je ne voulais pas partir… Puis, on s’est dit qu’on l’avait déjà vue trois fois et qu’on ferait mieux s’assister au set du jeune talent de RAW Agency. Et, d’ailleurs, il était assez drôle, vêtu de son cache cou, sautant partout, un vrai diable à ressorts sorti de sa boîte !

Oriane : Nous aussi on a beaucoup sauté, il a fallu se poser dans l’espace presse pour nous reposer un peu. C’était pas la même ambiance, on avait plus de place et des toilettes super propres.

Juliette : C’est sûr que des toilettes propres en festival, ça fait toute la différence.

Oriane : Puis, on est allées rejoindre J (notre covoitureur de la veille) pour voir Agent of Time. On se demandait même s’il était venu avec des potes, vu qu’à chaque fois qu’on l’a croisé il était solo.

Juliette : Haha oui, à la question « ils sont où tes copains ? » il t’a répondu avec le plus de naturel possible « J’M’EN BRANLE ! », trop drôle. C’était peu avant le clou du spectacle le fameux live de Bjarki

Oriane : Oui, moi j’étais on fire, et toi, assise par terre, complètement crevée, les jambes en compote… Je dansais comme une ouf et, d’un seul coup, je te vois arriver en sautant à côté de moi, une vraie furie ! Le mec a carrément réussi à te faire oublier la fatigue.

Juliette : J’ai eu les larmes aux yeux tellement c’était incroyable… On peut dire que cette journée au soleil et cette soirée terminée en beauté font partie des plus beaux moments que j’ai vécus jusqu’ici.

Oriane : D’ailleurs, quand A nous a demandé quel était notre meilleur souvenir de 2018, on a directement pensé à ce samedi ensoleillé à Morlaix.

Juliette : Le Panoramas a vraiment très bien lancé la saison des festivals 2018.

Oriane : Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne va pas louper l’édition 2019 !

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