Samantha nous raconte la WINTERCLUB N°3 de PWFM

Samantha était à la Winterclub 3 de PWFM - © Samantha Bort

Une soirée qui sonne comme une Free Party mais qui n’en a pas l’air… Ça, c’était à la WINTERCLUB N°3 de PWFM, le 16 Novembre dernier au Glazart !

Il y a des soirées où l’on va par hasard, alors qu’on avait un programme tout autre. D’ailleurs, comme échappant à toute règle logique, n’est ce pas le principe des soirées improvisées d’être les mieux réussies ?

Et si on parvient à mettre son mental de côté, on se laisse surprendre par une programmation éclectique, on s’évapore dans le flou artistique, planant entre deux mondes. On découvre des artistes de la scène ‘locale’ plutôt impressionnants. Ces mêmes noms qu’on entendra dans toutes les bouches dans quelques années, qu’on verra être à l’affiche de tel ou tel club, Kyle Geiser, Dustin Zahn, Aureb, Koddi… et en parlant d’eux, on pourra dire que nous on y était ! On a participé à leur succès, juste en prêtant nos oreilles, au bon endroit, au bon moment.

Un retour au psyché

Quand M et H mes potes du sud sont venus nous voir je me suis dit qu’il fallait sauter sur l’occasion pour leur montrer ce que c’était que de faire la fête, passé minuit à Paris. Non pas qu’ils débarquaient dans la sphère électronique, mais ils devaient être dépucelés de basses Parisiennes, pour sûr.

Comment on s’est retrouvé au Glazart ? Cette enceinte psychédélique, où mon âme s’est perdue quelques fois pendant l’été, portée par la trance en rythme de fond et le sable glissant sous les pieds… Je ne sais pas trop, peut-être sous les conseils de J, comme quoi les soirées Winter PWFM sont des incontournables. Peut être à l’écoute d’un mix d’Aureb, ce jeune talent révélé par PWFM au Garage, fraîchement découvert et écouté en boucle toute la journée au bureau. Ce mix (juste en dessous aussi), qui te donne envie de carrément tout foutre en l’air et de sauter sur ton bureau à pieds joints.

Envie d’une free party plutôt que d’une tea party ? Alors nous nous sommes dirigés vers la Villette. Des transitions aussi bien travaillées, et un fil conducteur imparable, ça mérite d’aller l’écouter en direct non ? Cette lente mais si irrésistible progression dès 20:52min « H.P Vince – Out of control » « Resurgence – Colin Cook » et cette petite touche d’Acid, suffirait à motiver les plus récalcitrants d’entre tous ! Pour revoir Aureb rendez-vous au 2ème Apéro Electronique, le 4 janvier 2019.

Je me suis donc retrouvée à la Winter-club N°3 PWFM en reporter particulière. Entourés de ces ombres curieuses, nous avons tapé du pied les rythmes fous de « petits » DJ de la scène parisienne, qui n’ont rien à envier aux plus grands ! Voilà le genre de melting-pot d’artistes que le label sait pousser quand il faut et où il faut !

Nous sommes arrivés juste à temps pour Koddi un des co-fondateurs du crew PWFM, un passionné, et on comprend pourquoi en l’écoutant ! Le résident phare du projet a planté le décor en quelques minutes… Une techno efficace qui obtint plus de « Ouuuuuuh » en fond sonore, que les néons ne projetèrent de lumières dans nos yeux, on a commencé à se prendre au jeu et à rentrer dans la danse.

En dépit de l’absence de productions sur sa page soundcloud, il est expert en perf’ live et ce fût un moment sacrément bien ambiancé !

Le feu sacré sur Dustin Zahn

Mon gros coup de cœur de la soirée, c’est Dustin Zahn, un DJ aux sons tribales et oniriques. Ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant il en impose. Il créé un accord parfait entre techno sans cession, House et mélodie venue d’ailleurs. Ses rythmes effrénés, pourtant lapés d’une ligne de fond très musicale, en font des Set presque passe-partout. Ce mix (également ci-dessous), est magique pour se chauffer en début/milieu de soirée : de vrais chocs ou « shocks » comme le nom du mix l’indique, de l’acid, en passant aux boucles techno claires et limpides.

Dustin Zahn, des labels Rekids et Enemy Records, produit depuis les années 2000 un sacré mélange des genres, mais tout en finesse. Personnellement je suis plutôt fan de musique hypnotique et sombre, de techno en puissance, qui ne fait pas dans la demi mesure pour faire monter la pression, les BPMs sont poussés au maximum dès le départ. Dustin m’a conquise et parviendrait à plaire à (presque) tous les goûts.

A la Winterclub, il a mixé un set bien que rythmique, un peu mélancolique, ponctué de waves linéaires et gracieuses, comme dans certains sets qui en disent autant visuellement que musicalement. Vous aimez les sonorités percussives et les voix suaves raisonnantes ?

J’ai surtout reconnu Politics Of Seduction et il a su m’emporter de ses claps claps claps répétitifs.

Amateur de sonorités percutantes, il sait aussi très bien utiliser les samples frais comme un gros éclat de rire diabolique. Le fou rire reconnaissable de « Dont Laugh – Winx » : un EP des années 1990. Ce son résonne comme une sorte de mythe des enfers. Et pourtant on en redemande : Hahahahaha.

Last but not least

Difficile aussi de catégoriser le mix « Latest DJ Mixes – Dustin Zahn » et pourtant, il nous envoûte du début à la fin : Le nom de la production a le mérite d’être clair « les derniers remixes du Dj », une nomenclature plus difficile à définir côté musique. Une techno psyché, sans aucun doute.

Ni une ni deux, en réaction aux premières sonorités de Kyle Geiger (des labels Soma Reccords et Perc Trax) ce génie tout droit venu du Berghain, Berlin (le sanctuaire qu’il est inutile de présenter), on lève la tête, et on tape du pied en réaction presque frénétique ! Il offre au public une techno industrielle et puissante, on aperçoit en filigrane une technique imparable, acquise par des années d’expérience. La techno de Kyle Geiger, super rythmique, super puissante, intransigeante, nous a fait atteindre le Nirvana, juste avant de nous couper l’herbe sous le pied, à 7h les rideaux sont tombés….

En résumé de cette Winterclub, j’abandonnais d’un pas décidé les carcans de soirées « commerciales », pour des événements plus locaux, plus underground, warehouse les plus pointilleuses, événements associatifs des plus surprenants, et initiés par une élite de jeunes dévergondés, tels les membres de PWFM. Une webradio aux horizons prometteurs, tout autant que le choix de leur line-up !

Samantha Bort

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