On a rencontré Thomas et Etienne aka Sana + Nasa

Sana + Nasa - © Sana + Nasa

En janvier, le duo parisien Sana + Nasa a sorti un EP très énervé sous le label de Brulée et Devai, Carcères Records. On a eu la chance de papoter avec eux. Rencontre.

C’est aux Grands Voisins que le rendez-vous est donné, pendant une soirée free style rap assez blindée. Cocasse.

Lorsque Thomas et Etienne arrivent, une chose nous frappe au premier coup d’œil : ils sont habillés exactement pareil. On rigole spontanément avec Oriane, ça nous rappelle un autre duo d’inséparables. C’est donc fièrement vêtus de leurs pulls oranges, de leurs bonnets et jeans noirs qu’ils arrivent avec la même démarche tout en se justifiant « On ne s’est pas consultés, c’est vrai. Pourtant, le pull orange c’est pas le truc que tout le monde a dans son placard ».

Quand la musique rapproche

Thomas et Etienne, c’est une rencontre autour d’une passion commune évidente. Thomas était ami avec le frère d’Etienne, lors d’une soirée ils se sont enfermés pour faire du son. C’est aussi simple que ça. Pourtant, à première vue pas tant que ça, puisque le premier est bercé par le flow du rap tandis que le second écoute fièrement du Led Zeppelin. Mais ils l’expliquent assez logiquement, « finalement la musique électronique, c’est un peu à la croisée des mondes. C’est là qu’on peut facilement toucher à tout et s’exprimer comme on veut ».

La rencontre est en 2012, mais le projet techno mûrit lentement dans la tête des deux Franciliens puisqu’ils sortent leur premier EP, intitulé Subkultur, en 2017. Hé oui, à peine deux ans ! Et le second annonce déjà la promesse d’un bel avenir, puisqu’ils se font approcher par le duo de Carcères Records. Rien que ça.

Infamous(ement chouette)

Il y a un mois tout pile, Infamous sort. Avec un visuel tout mignon d’une geisha regardant l’arrière train d’une statue à la queue volante (t’iras voir quoi), c’est le parfait mélange entre la noirceur des basses sombres et lourdes et la clarté des mélodies.

Infamous, le premier track de l’EP, fait d’ailleurs « penser à un son d’Abba » , selon Oriane, « mais oui, avec sa mélodie un peu funky ». Avis partagé, puisqu’en fermant les yeux, ça me donne aussi bien envie de taper du pied frénétiquement que de bouger mes hanches de haut en bas comme si j’étais en face de Marvin & Guy.

Avec Renovatio, le second morceau, on retrouve avec joie et bonheur des sonorités très acid qui rappellent les douces nuits d’hiver en warehouse. Ça s’adapterait à la perfection. Très planante, elle promet quelques envolées comme on les aimes.

Stratos c’est le morceau le plus industriel des trois, presque drum & bass, avec des percussions très présentes. Beaucoup plus chill, il te fera redescendre après la frénésie de Renovatio.

Mention spéciale aux deux remixes de Sluhg et Fraktur qui clôturent en beauté le joli travail de Thomas et Etienne.

Et la bonne nouvelle, c’est que suite à cette sympathique rencontre, Sana + Nasa nous a concocté un podcast aux petits oignons qu’on vous laisse découvrir sans plus attendre !

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