Le récit d’Oriane : sept ans de Crowdpleaser

Crowdpleaser, c’est la longue histoire d’un nom familier resté longtemps, très longtemps, gravé dans un coin de ma tête. Et, aujourd’hui, j’ai eu envie de te la raconter.

Crowdpleaser, c’est paradoxalement l’un des premiers mais aussi l’un des derniers artistes électro auxquels je me suis intéressée. Premier parce que je le connais depuis déjà presque sept ans, et dernier car je ne le connais réellement que depuis quelques mois.

Recontextualisons : septembre 2011, vingt ans à peine, je débarque dans la petite ville de Genève pour y apprendre le graphisme et m’initier, je le saurai plus tard, au fabuleux monde de la nuit et des BPM. En première année, à la HEAD, nous suivons un cours (dont je ne me rappelle pas l’intitulé) encadrés par deux enseignants, Paul Viaccoz et Gregor Schönborn. Ce dernier « effraie » la plupart d’entre nous, peu habitués que nous sommes à l’exigence de nos professeurs en matière de graphisme. Gregor appartient à ce moment-là au studio Schönherwehrs, également composé de Stéphane Hernandez et Niels Wehrspann, et nous pensons donc naïvement qu’il s’agit là de sa principale (et unique) activité.

La rentrée déjà derrière nous depuis un moment, nous commençons, nous autres élèves, à nous intéresser à la teuf genevoise. Le Motel Campo fait alors office de club référent et nous nous y rendons de temps en temps. Un jour, pendant les cours, nous apprenons qu’un certain Crowdpleaser s’y produira le soir même. Impossible de me souvenir lequel d’entre nous réalise alors que Crowdpleaser et Gregor Schönborn ne sont en fait qu’une seule et même personneImmédiatement, la moitié de la classe se décide : ce soir, ce sera Motel Campo ou rien !

L’avion, le Motel et le DJ

Apéro dans la classe (O avait emprunté les clés de l’école pour le week-end), nous sommes en pleine effusion. C’est qu’on se demande à quoi ressemble Gregor quand il troque son costume de graphiste impartial pour celui de DJ. Un peu éméchés, nous fabriquons un avion en papier géant sur lequel nous encrons quelques subtilités du genre « Gregor on t’aime », « mais nique la typo ».

L’un de nous l’embarque et parvient même à rentrer avec au Motel. Nous y retrouvons un Crowpleaser souriant, y compris lorsque G lui lance le fameux avion dessus. Il n’a pas l’air particulièrement surpris de nous voir, d’ailleurs. Ensuite, pour être tout à fait honnête, je me souviens finalement assez peu de la soirée (c’est loin et je ne m’intéressais pas encore suffisamment au son pour avoir l’oreille attentive).

Mes années à Genève s’égrainent et mon goût pour la musique électronique s’affine. J’écoute parfois encore quelques sons de Crowpleaser : le fabuleux Schranke, Studioschwein, Dub (impossible de le retrouver) ou encore 18 Years (en featuring avec Saint Plomb). Mais le monde des producteurs et des DJs est large, si large que je m’y perds un peu et en oublie finalement d’étoffer mes maigres connaissances à son sujet.

Comment j’ai redécouvert Crowdpleaser

Le temps passe encore, nous sommes en mars 2017. Juliette m’envoie un son « il est trop cool celui-là 🙂 ». Elle parle de Silberpfeil de… Crowdpleaser bien sûr. Un mois plus tard, Tech-on voit le jour et je me promets de lui consacrer un article. Et plutôt que de tenter laborieusement d’y résumer toutes les merveilles dont Gregor est capable, j’ai préféré te raconter cette histoire.

C’est que le garçon jongle avec une multitude de styles : House, Techno, Disco, Minimale et j’en passe. Pour te faire une idée, je te conseille de te rendre directement sur son Soundcloud qui regroupe onze ans (oui ONZE) de son travail. Si tu descends assez bas, tu tomberas même sur un mix de plus de six heures en B2B avec Quarion, je dis ça, je dis rien.

Et si tu es vraiment trop paresseux pour digger toi-même (ou si tu as exactement les mêmes goûts que moi), tu peux déjà écouter cette mini sélection.

En parlant de live, Crowdpleaser se produira (en live, donc) au Weetamix (Genève) ce samedi. Si tu es dans le coin, passe-donc lui dire bonjour !

>> Et pour les autres, voici où le retrouver sur les inernets : Soundcloud, Facebook, Discdogs et Resident Advisor

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