LE PODCAST #2 DE TECH-ON PAR SUBSTENCIA !

Substencia - © Substencia

Tu croyais qu’on allait s’arrêter en si bon chemin ? Hé bien non, pour son deuxième podcast, Tech-on t’envoie du lourd, du bien lourd avec la très énervée Substencia… Alors sors ton MP3 et ouvre les écoutilles !

Pour le deuxième podcast, on a décidé de pénétrer le monde sombre et indus de la très talentueuse DJ parisienne Substencia. Et pour en savoir un peu plus sur cet oiseau de nuit, on lui a posé quelques questions…

Pour écouter le podcast, c’est juste là :

Et ma rencontre avec Substencia, juste ici :

Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ? (âge, ville, parcours, métier, depuis quand es-tu dans la musique…)

J’ai 37 ans et je suis basée à Paris depuis 10 ans. Mon parcours est plus activiste qu’autre chose, en gros j’ai toujours eu un pied dans la musique, que ce soit en tant que musicienne (piano, cello), membre d’un label ou rédactrice pour un collectif. Mais cela fait seulement 3 ans que je me suis mise au mix de manière sérieuse.

Pour situer, on va dire que ça fait une quinzaine d’années que je suis active dans la musique électronique, tout en étant à côté chargée de développement qui est mon métier principal (rien à voir, on est d’accord).

Parle-moi de Substencia… C’est ton premier nom de scène ?

Pour être honnête, le nom de scène que j’utilise pour raconter mes histoires technoïdes vient du tout premier pseudo que j’avais choisi pour mon adresse mail (en 2000 je crois), et il vient du nom d’une compilation d’un label expé que j’adorais à l’époque, le label belge Sub Rosa. La compilation s’appelait « Substancia » – et j’ai juste changé l’avant dernier A en E, même si je constate que tout le monde s’entête à l’écrire à la française [J’avoue, je l’ai fait aussi… ndlr] !
Je ne pensais pas l’utiliser à des fins artistiques, mais au final je l’ai adopté pour tous mes projets au fil de l’eau (photos, web, musique, etc). Pas l’inspiration d’en chercher un autre, donc on garde.

Si tu devais résumer Substencia en quelques mots ? 

C’est l’histoire d’une fille qui a toujours eu une passion dévorante pour la musique, depuis très jeune, et qui boucle la boucle en transmettant cette appétence à travers des mix (même si c’est sur le tard finalement).

J’ai vu sur ton Soundcloud que tu faisais énormément de Podcasts. Tu as aussi produit un track il y a un an, Hysteria, qui est très cool en passant ! As-tu des prod en cours ?

Merci ! J’ai été super contente qu’on me propose de produire un morceau pour le label anglais Øbskure, je n’avais jamais été jusqu’à la version finalisée d’un track masterisé. C’était une expérience intéressante et ça m’a appris pas mal de choses techniquement. Pour les autres productions en cours, j’ai quelques tracks embryonnaires, que j’essaie de faire grandir. Mais, à mes yeux, ça demande beaucoup de temps, d’énergie, de concentration et de rigueur. Si c’est pour pondre un truc qui n’a pas d’âme, ça reste dans le tiroir !

Y-a-t’il des artistes avec qui tu as plus souvent l’habitude de travailler ? 

Pour le moment, personne, je suis toute seule dans mon coin. 🙂
Par le passé, j’ai collaboré avec des copains qui faisaient du son, pour des sorties sur netlabels principalement. Plus récemment, il m’arrive de faire quelques sessions son avec une amie avec qui j’ai beaucoup d’accointances musicales et parce qu’on se complète bien, alors peut être qu’un jour on trouvera le temps d’aboutir quelque chose, je l’espère en tout cas.

Parle-moi des dernières fois où tu t’es produite sur scène…

Je joue ponctuellement et à chaque fois c’est le pied, car ça reste une passion et tout le monde n’a pas l’occasion de la transmettre. J’ai eu le privilège de jouer au Petit Bain en septembre dernier pour le festival de la musique électro industrielle, au milieu d’artistes issus de la scène indus comme Hypnoskull et Monolith et c’était la première fois que je balançais les tracks sur un gros sound system. Le public n’était pas forcément hyper techno, mais ça a plu apparemment ! 🙂

Puis il y a eu cette soirée qu’on a organisée avec 3 copains, en toute intimité dans un petit bar à Paris où l’on s’est fait plaisir. Et plus récemment, en novembre dernier avec le collectif CARE/MESS qui me faisait jouer pour la seconde fois à l’International pour le closing : le public était bien réceptif, c’était excellent.

T’es du genre à danser ou à être passive derrière les platines ? 

Un entre deux je dirais, je suis très concentrée mais pas forcément passive, en tout cas pas de bras en l’air et de tours sur moi-même, non ! [rires]

Quelles sont tes sources d’inspiration ? 

On va essayer d’être synthétique, car bien sûr, tout part de là. J’ai eu plusieurs périodes différentes niveau styles, ça a commencé avec le hardcore et le son rave au milieu des années 90, puis la découverte de la musique industrielle, expé/noise, field recording, ambiant, qui a énormément contribué à sculpter mon oreille et à vouloir découvrir un maximum de choses. Je ne vais pas tout énumérer, mais pour la période actuelle, il y a des artistes vraiment que j’admire et qui sont à mes yeux de vrai(e)s pionnier(e)s, comme Paula Temple, Surgeon, Regis, Dominic Fernow (aka Prurient, Vatican Shadow), pour la partie purement techno.
Très inspirée aussi par le noise rock, le post punk, et j’ai eu une période post rock assez chouette où j’écoutais beaucoup Godspeed You Black Emperor (pour ne citer qu’eux), qui restera une de mes meilleures claques en concert au passage. Et puis ceux qui m’inspireront toujours : Philip Glass, Schubert, Aphex Twin, Coil, Troum, LFO, Orphx…
Substencia - © Substencia
Substencia – © Substencia

Y-a-t’il un lieu qui t’inspire plus qu’un autre sur Terre ?

La montagne.

T’es plutôt ville ou nature ? 

C’est 50/50.

Quels sont tes projets d’avenir ? 

Terminer mes morceaux qui sont sur le feu. Organiser mon prochain voyage.

Tes prochaines dates ? 

Ça vient juste d’être annoncé, je joue à la prochaine soirée organisée par le collectif Paradox basé à Marseille, dont je fais partie en tant que rédactrice musicale, et ce sera le vendredi 8 février avec Philipp Strobel et Blush Response au Baby Club à Marseille. J’ai trop hâte, le plateau est sérieux, et je voulais voir Blush Response depuis longtemps donc je suis ravie !

Pour finir, peux tu me donner tes morceaux à chaque moment de la journée ? 

Petit déj : Led Er Est – Scissors
Sur la route du travail : le set Paula Temple au Katharsis
Au travail : pas beaucoup d’occasion d’écouter de la musique en continu au travail, donc je zappe ! [rires]
Sur le retour du travail : Violent Quand On Aime – Les Jardins du Mépris
A l’apéro : Lokier – Screws In Paradise
En date : Orphx – Outcast
Pour s’endormir : Cyclobe – Each and Every Word Must Die

Tracklist du PODCAST#2 :

  • Inhalt Der Nacht & Echoes Of October – Die Angst
  • Lokier – Screws in paradise
  • Ben Reymann – Sturm (Phyrgian Remix)
  • Laval – Origins
  • Ben Reymann – Collaborative Kick (Phyrgian Remix)
  • Alessandro Nero – Seitenka (Endlec Remix)
  • HIPPØ – Last Battle
  • MDD – Opal Fall (Manni Dee Remix)
  • Gijensu – Queen of Kings (Makornik Remix)
  • Monolyth – Eclipse First The Rest Nowhere
  • Imperial Black Unit – Now You Can Pray
  • 1Phase Fatale – Under Marble
  • 14anger & Dep Affect – Call Of The Void
  • Raiz – Cored 1
  • End Of Mortal Life – Lost in my head (Ft. Mind Matter)
  • Syrette – Punk Cannon
  • Space (GR) – Hammer
  • Ritzi Lee – Fire (Paul Mac Remix)
  • Cressida – God’s Grace
  • Phyrgian – Mitos
  • Drumloch – Aloha (Irregular Synth Remix)
  • Phyrgian – Totem
  • Phyrgian – Polvo Eres
  • Surgeon – Radiance
  • Swarm Intelligence – Dissol50
  • Peryl – Noise angriff

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