Juliette fait la fête… rue Nicolau à Saint-Ouen

Illnurse à la Vryche Basement V - © Vryche House

Décembre, c’est souvent le mois de l’hibernation. Ce mois pourri où il fait froid, où t’as envie de rien, à part peut-être ouvrir les cases de ton calendrier de l’avent (que cette année ma mère ne m’a pas offert car elle estimait que j’avais grandi). Mais ça, c’était sans connaître la rue Nicolau de Saint-Ouen… qui a transformé mon mois de décembre en marathon de la teuf.

Le premier week-end de décembre s’annonçait riche en danse et en BPM très (très) accélérés. Mais ça c’était sans compter sur celui d’après ! Si tu n’étais pas rue Nicolau pour le dernier mois de l’année, voici ce que tu as raté.

Un jour quelconque, comme à peu près deux fois par semaine, Oriane m’envoie un message pour me dire que JKS joue quelque part et qu’il ne faut surtout pas le rater ! Je regarde, c’est une warehouse en secret place… Ok, on prend nos billets. Il faut dire que depuis quelques temps, on saigne pas mal les morceaux des mecs de Molekül. On est même au taquet dès qu’ils sortent un nouvel EP. (Référence au dernier de Jacidorex, qu’on écoute en boucle depuis 3 semaines).

Etape #1 : la Vryche Basement V

Ce nom de soirée te dit quelque chose ? C’est normal, on la cite dans quasiment tous nos articles depuis qu’on y a découvert Illnurse a.k.a Fred Terror (autre artiste qu’on n’aime pas qu’à moitié). La Vryche, on y est allées surexcitées à l’idée de taper du pied sur de la bonne acid et autres sonorités légèrement énervées.

Finalement, lorsqu’on arrive, on se trouve dans un petit hangar de Saint-Ouen, rue Nicolau. Côté scénographie, les artistes étaient dans une jolie, cabane en bois recyclé, signée Quentin Laroche du collectif Vryche lui-même. Puis, projeté au dessus de celle-ci, il y avait le super vijing de Alexandre Malheiro, qui se mariait super bien avec les musiques des artistes présents. D’ailleurs, en parlant de musique, à notre arrivée, elle n’est pas si violente que ça, plutôt mélodique et très dancy avec le B2B de Laroche et Matteo Zanoni. On a eu le plaisir de (ré)entendre Woohoo de H.O.S.H. On a dansé comme si nous étions devant Marvin and Guy, c’était doux, c’était gentil.

Une teuf rue Nicolau à Saint Ouen
Une teuf rue Nicolau à Saint Ouen

Puis, à deux heures du matin, le mot « gentil » se fait dévorer par le mot « énervé », avec le live intense et brutal d’Illnurse. Celui-là même qui a débarqué en tenu d’infirmier avec ses gros sabots et ses grosses basses dès les premières minutes. Le mec ne passe pas par 4 chemins, on adore. Tous les fêtards de la salle se sont retrouvés à chanter en cœur Ein Zvei Polizei, le remix d’Illnurse lui même. Il se fait succéder par Abajour qui nous a envoyé une techno assez chill (par rapport à ce que l’on écoute en ce moment). Puis, JKS a adopté la même stratégie qu’Illnurse, celle de mettre les 2 pieds dans le plat. Ça nous a fait danser jusqu’à l’extinction des lumières, à 7 heures du matin. Épuisées, rassasiées, mais comblées.

Etape #2 : Soare invite : Traffic Records, RA+RE, Reload Records & more

Nous voilà le 8 décembre, lendemain de la soirée pleine de paillettes et de bisous de CARE/MESS, avec Emmanuel et Introversion du collectif berlinois A R T S. Nous nous réveillons avec Oriane, loin d’être d’une première fraîcheur. Le programme de la journée ? Se balader aux Puces de l’Illu puis se coucher. Ça, c’était avant de se mettre d’accord sur le fait qu’on n’a pas suffisamment dansé, de manière frénétique j’entends, comme à notre habitude. Ni une, ni deux, on regarde ce qu’il se passe dans la capitale : IL Y A UNE SOIRÉE RUE NICOLAU !

On prend les mêmes, et on recommence. Direction la soirée Soare invite, sauf que cette fois, nous sommes accompagnées de nos copains R, R, B et E. On arrive en binôme (3€ le Uber oblige). Une fois sur place, je redécouvre totalement le lieu ! Il y a une scène installée presque au même endroit que la semaine précédente, avec des musiques un peu chill. Puis, un escalier (que je n’avais pas remarqué la semaine passée), nous mène tout droit dans l’antre de l’acid et de l’indus.

Blindé, c’était littéralement blindé. Des vigiles passaient toutes les trois minutes, pour fermer les fenêtres ouvertes plus tôt par les danseurs en sueur. Mais ça valait la peine de transpirer. On voulait danser frénétiquement, et c’est exactement ce que nous avons fait.

Une teuf rue Nicolau à Saint Ouen
Une teuf rue Nicolau à Saint Ouen

Les artistes se sont succédé avec brio. Après avoir entendu Lsd de Remco Beekwilder, je demande à la fille aux côtés de l’artiste : « Mais c’est qui lui?? », elle me répond « [Wex 10]« , son nom est immédiatement enregistré. Après cela, on se niche sur le côté de la scène, à côté des enceintes, et on se met à danser jusqu’au petit matin… 10 heures pour être précise.

Pour résumer en quelques mots ces deux superbes soirées, saches quand tu passes de l’autre côté du périph, tu as :

  • du son de dingo
  • des gens beaucoup plus sympa
  • et un endroit qu’on aime découvrir dans les moindres recoins

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