J’ai interviewé… Robert PlanKett du collectif Shukuzu

Robert PlanKett

Le 14 avril, Tech-on célèbre son lancement au Pavillon des Canaux ! Au programme, DJ sets et parmi eux, celui du collectif Shukuzu avec Alvi et Robert PlanKett.

À cette occasion, j’ai interviewé ce dernier pour qu’il nous parle de sa passion pour les musiques électroniques et de son jeune collectif montant ! Rencontre.

L’histoire de Robert PlanKett, c’est indissociablement l’histoire d’une passion, celle de Louis pour les musiques électroniques et le monde de la nuit. L’histoire de Robert PlanKett, c’est l’histoire de sonorités micro house. Ferme les yeux, imagine la Sunwaves et te voilà plongé dans l’univers du jeune DJ Amiénois expatrié à Paris, qui ne joue que sur vinyles.

En plus d’être doué, il est sympa, puisqu’il a bien voulu se prêter au jeu de l’interview :

Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ? (âge, ville, parcours, métier, depuis quand es-tu dans la musique…)

Moi c’est Louis, et j’ai 26 ans. Ça fait un peu plus de 5 ans que je suis sur Paris.

Robert PlanKett - © Robert PlanKett
Robert PlanKett – © Robert PlanKett

J’ai commencé par faire une licence de cinéma, et après, j’ai vite commencé à travailler en tant que technicien, par des stages au début et en intermittence par la suite. J’ai décidé de changer de voie l’année dernière en intégrant une école de communication, et là, je suis en Master. En même temps, je travaille à mi-temps pour une agence de booking et d’événementiel qui s’appelle Shmn. Et, dès que j’ai du temps libre, je le consacre à Shukuzu 🙂

J’ai commencé la musique assez jeune en apprenant le piano, et un peu de guitare à l’adolescence. Et j’ai découvert la musique électronique vers mes 18 ans. Je suis vraiment tombé dedans en arrivant à Paris, après une grande gifle prise lors de ma première nuit au Rex Club.

Parle-moi de Shukuzu. Quand a été monté ce collectif ? Dans quelles intentions ?

Shukuzu, c’est un collectif que j’ai monté avec deux potes, Fawzi Adjan et Alvi (Valentin). On vient tous d’Amiens, mais on s’est rencontré à Paris. Anecdote assez marrante.

On a créé ça lors de l’été 2017, dans le but de pouvoir faire découvrir toutes ces musiques qui nous inspirent et des artistes qui nous ont marqués. Même s’il y a des collectifs qui le faisaient très bien, on a voulu apporter notre pierre à l’édifice.

Vous êtes 3 DJ résidents, comment qualifierais-tu le style de chacun ?

Haha pas facile…

Fawzi c’est le Papa, toujours là à rapporter des sons sortis de l’espace, des tracks diggés parmi des centaines de giga… Un style très électronique, parfois bien breaké. Il apporte l’expérience dans le crew.

Alvi lui, c’est très électronique aussi, mais il sait varier les plaisirs. Transitions toujours très fondues, c’est sûrement le plus fin d’entre nous.

Et moi… Euh je ne sais pas ! Je suis plus micro house que les deux autres sûrement, mais j’aime bien partir aussi dans des sons électroniques en fonction de l’heure. Je dois être celui qui fait le plus de cuts. Je ne sais pas si c’est un compliment (rires), mais j’aime trop les drops.

Qu’est-ce qui vous démarque des autres (très nombreux) collectifs parisiens ?

Bonne question… Je ne sais pas ce qui peut nous démarquer, car il y a d’excellents collectifs parisiens… Je dirai juste qu’on fait ça avec le cœur, déjà parce qu’on est plus que passionnés, mais on fait aussi ça avec sérieux. Et toujours.

On a aussi des artistes cool qu’on veut présenter au public parisien, et j’espère qu’on aura la possibilité de le faire le plus longtemps possible.

Je vois que sur vos réseaux sociaux, vous faites souvent des collabs. Y a-t-il des artistes avec qui vous avez plus souvent l’habitude de travailler ? Si oui, pourquoi ?

Yes, on travaille pratiquement qu’en collab. Déjà parce que comme je l’ai déjà dit, il y a beaucoup d’excellents collectifs/labels à Paris, et ça nous tenait à cœur de travailler avec eux. Mais aussi, on croit dur comme fer au fait qu’on est plus forts à plusieurs, l’union fait la force. Et les collabs permettent de voir plus grand et plus loin.

On a pas mal travaillé avec Stamp Records Paris, mais on est amis avec pas mal d’autres labels et ça nous tient à cœur de les aider comme par exemple Newfact Music, La Clap, Shmn bien sûr et plein d’autres encore.

Parle-moi de vos dernières soirées. Quel est le public qui vient vous voir ? Tu me disais que c’était une énorme poussée d’adrénaline d’être derrière les platines, comment vis-tu la relation avec ton public ?

Lors de la dernière soirée, la ShukuStamp, on a eu la chance d’avoir un public de connaisseurs, les gens étaient venus pour danser sur la musique des artistes qu’on avait invités, et pas seulement pour danser sur n’importe quoi.

Et ouais, peu importe le public, c’est une grosse décharge au moment de passer derrière les platines jusqu’à la première, voir deuxième transition, mais du coup, c’est un truc auquel on est tous un peu accro :p
J’attends la prochaine avec impatience 😉

Quant à toi, joues-tu uniquement sous le nom du collectif ou bien, tu te fais des scènes solo ? Si oui, lesquelles ?

Je ne joue que sous le nom de mon collectif, même quand il m’arrive de faire une scène solo, je précise mon collectif entre parenthèses, toujours.

Quels sont les artistes et styles de musique qui t’inspirent ?

La micro house m’inspire énormément, et ce, grâce à des artistes comme Rhadoo, un de mes roumains préférés, ou encore Raresh, le trio RPR dans son ensemble, le maître Ricardo Villalobos, Zip, Cristi Cons, etc… Tous les artistes présents sur le line-up du Sunwaves pratiquement ! :p

Quels sont vos projets d’avenir ensemble ?

On projette de mettre le feu à la capitale, récupérer des résidences dans des clubs importants de Paris, devenir un label et produire nos artistes, sûrement sur un format only vinyle.

Quels sont les tiens ?

Vivre de la production et du mix 🙂

Vos prochaines dates ?

Le 13 avril, on sera au Nouveau Casino pour Shmn, le 22 avril au Garage.

Soirée SHM Sortilèges
Soirée SHM Sortilèges – © SHM

Avec La Clap, je serai à Rouen le 15 juin au Birfrost, le 16 normalement dans un after à Barcelone pour le Sonar et le 29 Juin, avec Fawzi, on sera dans un festival, bientôt annoncé sur les réseaux sociaux.

Pour finir, peux-tu me donner tes morceaux à chaque moment de la journée ?

Petit déj : Roméo Elvis – J’ai vu

Sur la route du travail : Bassam – Dirty

Au travail : Un set de Zendid

Sur le retour du travail : Federico Molinari – Julio Catorce

A l’apéro : Ricardo Villalobos – Chromosule

En date : Markus Nikolai – Passion

Pour s’endormir : Roméo Elvis – J’ai vu

Le 14 avril, c’est la soirée de lancement de Tech-on au Pavillon des Canaux !

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